Le miroir aux alouettes
Ladislav Grosman
Traduction inédite du tchèque par Michel Chasteau
«Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.» – Einstein
CHF 24 / € 20
En 1942, dans un petit village de la jeune République slovaque, Tono se voit nommer «gérant aryen» d’une mercerie par son beau-frère, membre de la garde Hlinka, pronazie. La propriétaire de la boutique, Rozálie, une vieille dame juive sourde et naïve, ne comprend pas la situation et prend Tono pour son nouveau commis. Malgré les quiproquos, une amitié se noue. Mais quand les persécutions à l’encontre des Juifs s’intensifient au village et que Rozálie ne reçoit pas sa convocation pour la déportation, le doute s’installe chez Tono: doit-il cacher la vieille femme? La dénoncer? Est-on en train de tester son allégeance aux autorités?
Ce roman poignant scrute avec acuité, à travers son antihéros ambivalent traversé de conflits moraux, les replis sombres de la société collaborationniste. Il examine les conséquences de la lâcheté et questionne la responsabilité des individus face à l’injustice et à la barbarie.
Le roman illustre une pensée déjà formulée par Albert Einstein en 1934: «Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.»
Coups de ♥ des libraires
Hugo, Filigranes, Bruxelles
«Un roman saisissant sur ce qu’est l’être humain, dans son meilleur comme dans ses plus sombres penchants... un livre en clair-obscur!»
La banalité du bien dans Le Monde
«Dans ce court roman publié en 1965, l’écrivain slovaque Ladislav Grosman (1921-1981) mise sur les ressources morales de l’individu. En opposant à la “banalité du mal” – expression forgée par Hannah Arendt en 1963, c’est-à-dire quasiment au moment ou l’auteur écrivait son texte – une véritable “banalité du bien”, il suggère qu’entre responsabilité et lâcheté un choix s’offre toujours. Le récit, en forme de parabole, est servi par une écriture minutieuse, quasi ethnographique. Le petit village slovaque se pare de couleurs et se remplit de sons. Un bruit de bottes, le clapotis de l’eau quand le menuisier prend un bain de pieds... Se dessine ainsi un tableau très vivant, qui nous plonge dans un passé obscur où s’entrechoquent et s’entremêlent faiblesse et force d’âme.» – Elena Balzamo
Le miroir aux alouettes, Ladislav Grosman dans La viduité
«Dans le paisible des haines recuites d’un village slovaque, Ladislav Grosman démonte nos insidieuses participations à l’horreur, à la dénonciation et à la déportation d’une vielle femme juive avec laquelle, en dépit de sa surdité, une forme de complicité malgré tout s’est tissée. Sous ses airs burlesques, sous la tendresse de son amusement, Le miroir aux alouettes se relève un très fin démontage des mécanismes du fascisme, de ce qu’il nous arrache et de la facilité avec laquelle tout un chacun accepte des déportations.» – L’excellent article de la viduité à propos du Miroir aux alouettes à découvrir.
| Titre | Le miroir aux alouettes |
|---|---|
| Auteur | Ladislav Grosman |
| Traducteur | Traduction inédite du tchèque par Michel Chasteau |
| Date de parution | 16/10/2026 |
| Format | 14 x 21 cm |
| Nombre de pages | 128 |
| ISBN | 978-2-88960-206-3 |
Ladislav Grosman, né 1921 en Slovaquie et mort en 1981 en Israël, est un romancier et scénariste juif slovaque.