Le livre invisible. Le journal invisible - poche

Sergueï Dovlatov

Traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs

Ce livre rassemble deux récits autobiographiques de Sergueï Dovlatov.

 

CHF 15 / € 12

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Ironie du sort, l’écrivain russe d’après-guerre le plus lu en Russie depuis la fin du communisme n’a jamais été autorisé à publier un seul livre de son vivant en URSS. 

Le livre invisible retrace ses tentatives éditoriales en URSS et conte l’absurdité qui s’empare des dernières décennies post-staliniennes. L’impossibilité de publier dans son pays sera l’une des causes principales de son émigration aux États-Unis, cadre du second récit. Dans Le journal invisible, Dovlatov et ses amis, journalistes russes fraîchement immigrés, se confrontent à la réalité de la gestion d’une entreprise dans un marché libéral férocement concurrentiel alors qu’ils tentent de fonder un journal russophone à New York.

Ces deux textes brossent un remarquable portrait de la scène littéraire russe de la seconde moitié du XXe siècle – des écrivains «non officiels» en URSS à ceux de l’émigration aux États-Unis –, dans la tradition ironique judéo-russe et servi par un style concis à la Hemingway.

Extrait: Le livre invisible-Le journal invisible, de Sergueï Dovlatov (PDF)

Éditer Dovlatov dans En attendant Nadeau

«Sergueï Dovlatov est une figure atypique et talentueuse de la littérature russe souvent perçue confusément par les lecteurs francophones. Ses livres sont tous brefs et marqués par un style immédiatement reconnaissable, laconique et alerte. Dovlatov se réclame de la concision d’un Hemingway. Son écriture séduit par sa désinvolture, son goût de l’anecdote, du détour, du trait d’esprit, et même de la blague (...) L’écrivain a conscience d’occuper dans la littérature russe une place à part. Il l’affirme dans le bel entretien de 1988 avec John Glad donné à lire en annexe du Compromis: alors qu’en Russie «la littérature s’est chargée de l’interprétation intellectuelle du monde», lui se contente de raconter des histoires, et se veut modestement un «nouvelliste, un storyteller». Il aura su toutefois se forger un style, ce qui n’est pas rien, et expérimenter avec la forme du livre (…) L’auteur qui a su si bien mettre à nu les rouages du système social soviétique meurt, avec un certain sens de l’Histoire, en 1990. Il ne sera pas là pour assister à l’incroyable engouement que suscitera son œuvre dans la Russie post-soviétique, où il reste l’un des auteurs les plus populaires du vingtième siècle.» – David Novarina

Dissident, indocile et drôle – sur l’œuvre de Sergueï Dovlatov dans AOC

«Dovlatov ne parle pas que de lui. C’est aussi un psychologue qui observe la façon dont chacun louvoie, s’accommode de la loi, se soumet, plie, ou au contraire, tient et persiste. Que ce soit dans le monde des écrivains, des détenus ou des émigrés, il y a les lâches, les traîtres, les froussards, les courageux, les cyniques, les désespérés, les malins, les médiocres… Où qu’il soit, toute une typologie de la grandeur et de la servitude se déploie sous son œil de moraliste. Dovlatov est terriblement lucide, excellent interprète de la moindre concession, de la moindre courbette, il ne laisse passer aucune faiblesse, mais il n’est pas malveillant ni rosse. Il porte un regard aussi distancié sur lui-même et saisit des comportements universels sans se draper dans les habits de la probité.» – Cécile Dutheil de la Rochère

Fiche de presse: Le compromis et Le livre invisible-Le journal invisible, de Sergueï Dovlatov
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Titre Le livre invisible. Le journal invisible - poche
Auteur Sergueï Dovlatov
Traducteur Traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs
Date de parution 22/03/2023
Format Poche
Nombre de pages 224
ISBN 9782889601165
Sergueï Dovlatov

Sergueï Dovlatov (1941-1990) est né dans l’Est de la Russie. Journaliste dans des journaux de province, il ne sera jamais publié de son vivant en Union Soviétique, où ses écrits sont taxés d’«idéologiquement hostiles». Il émigre aux États-Unis en 1978 (à 37 ans). Ses écrits, romans et nouvelles, des comédies autobiographiques, y sont enfin publiés, notamment dans The New Yorker. Il est aujourd'hui unanimement acclamé par la critique russe et ses récits sont très populaires en Russie.

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