
Gyula Krúdy
Gyula Krúdy (1878-1933), considéré comme l’un des plus grands écrivains hongrois, a écrit plus de quatre-vingt-six romans et des milliers de nouvelles. Apprécié à la fois par un large public et par le milieu littéraire, il a été l'écrivain favori d'Imre Kertész et de Sándor Márai qui relisait Sindbad ou la nostalgie et N.N. tout au long de sa vie.
Extraits de presse
Krúdy dans «La bibliothèque idéale en 500 livres» dans Lire Magazine
Le hors-série anniversaire «La bibliothèque idéale en 500 livres» du magazine Lire présente Le Compagnon de voyage de Gyula Krúdy: «Lyrique, rêveur et délicat.»
«On se laisse emporter par cette langue ancienne et belle, ce phrasé souple, ce récit poétique: la traduction du Compagnon de voyage par François Gachot est une splendeur. Toute la finesse, la musicalité du grand Hongrois Gyula Krúdy (1878-1933) est retransmise intacte dans cette confidence désabusée d’un compagnon de voyage. Au hasard d’un train – ou d’un bateau peut-être – un inconnu confie au narrateur comment, dans une petite ville de Haute-Hongrie, il découvrit un certain calme. Séducteur invétéré et un peu las, il y rencontre la très jeune Estzena, et, à travers elle, l’amour véritable. Fasciné par sa beauté, ses contes, son obsession de l’absolu et ses sortilèges, il s’apprête à renoncer au “petit ange”. Estzena cependant mourra. Long monologue d’un homme caustique et avisé, l’évocation se déploie comme un paysage à la campagne: “On entendait glapir dans les champs d’une blancheur laiteuse ces renards invisibles qui, par suite de quelque mystère, échappent à tout jamais à l’habileté des chasseurs. Au loin, au-dessus d’un lac, des soupirs argentins accompagnaient un envol d’oies sauvages.” Ou encore, plus sombre: “Rien n’avait changé: la tombe était de plus en plus froide et la pierre qui la recouvrait de plus en plus lourde.” Lyrique, rêveur et délicat.»