Les Myrtilles du Moléson

Giovanni Orelli

Traduit de l'italien (Suisse) par Renato Weber.

«Le Moléson est dans le titre d’une de mes nouvelles, une espèce de souvenir. C’est une montagne du canton de Fribourg. Mes parents avaient décidé que je n’aurais pas à être paysan, qu’il fallait que je continue à étudier et que j’apprenne un peu de français. Pour cette raison, ils m’ont envoyé dans un collège de prêtres au pied du Moléson.» – Giovanni Orelli


CHF 25.- (€20)

Dans ces nouvelles qui passent du récit au conte ou à la fable, on retrouve les thèmes chers à l’auteur: l’école, le monde paysan, les animaux (domestiques et sauvages), l’inquiétude des mères dont les fils ont émigré, les amours de jeunesse (rêvées plus que consommées), la vieillesse, la vie et la mort. Si Giovanni Orelli les a publiées à 86 ans, sa verve insoumise n’en est pas moins accentuée. Une imagination débordante, soutenue par une ironie pleine de vie et jamais résignée, ne fait de concessions à rien ni à personne.
Corollaire presque rabelaisien de cette veine, un enchevêtrement des langues et des langages – italien standard, dialecte tessinois, citations latines, citations grecques, etc. – qui est à son apogée dans la septième nouvelle, où l’instituteur d’un village isolé des Alpes d’adonne à des expérimentations poétiques dignes de l’Oulipo.
Ces jeux côtoient une culture catholique omniprésente au même titre que les références à la culture classique polythéiste. Un mélange irrésistible, porté par un regard critique et érudit qui ne fait jamais défaut.

Giovanni Orelli est né à Bedretto le 30 octobre 1928 et décédé le 3 décembre 2016 à Lugano. Grande voix suisse de langue italienne, il est connu par-delà les frontières pour ses romans, ses récits, ses traductions, ses positions politiques ainsi que pour sa poésie courageuse et exigeante. Également critique littéraire infatigable (parfois sévère), il a enseigné l’italien au lycée de Lugano. Il a aussi été auteur et traducteur de poésies en dialecte du Val Bedretto (notamment de Catulle, d’Horace, de François Villon et d’Emily Dickinson). En 2012, il a obtenu le Grand Prix Schiller pour l’ensemble de son œuvre. Sept de ses ouvrages ont été publiés en français, dont Le Rêve de Walacek chez Gallimard en 1998 et Concertino pour grenouilles à La Dogana en 2005.

Titre Les Myrtilles du Moléson
Auteur Giovanni Orelli
Traducteur Renato Weber
Date de parution 21/02/2020
Collection Nouveautés
Format 14 x 21 cm
Nombre de pages 132
ISBN 978-2-889600-17-5